Depuis la fin de l’année 2022, des mercenaires roumains, dirigés par Horatius Potra, ont été déployés en République démocratique du Congo (RDC) pour soutenir les Forces armées de la RDC (FARDC) dans leur lutte contre diverses factions rebelles, notamment le M23. Selon les déclarations de Potra, chaque mercenaire percevait un salaire mensuel de 20 000 dollars.
Ces révélations ont suscité des interrogations quant à la gestion financière et à la transparence des opérations militaires en RDC. Potra a également affirmé avoir reçu des instructions pour “nous compter dans quatre hébergements différents pour gonfler les factures”, ce qui soulève des soupçons de surfacturation.
Parallèlement, Horatius Potra fait l’objet d’accusations de fraude fiscale en Roumanie. Les enquêteurs soupçonnent qu’il aurait encaissé plus de 7 millions d’euros via des sociétés africaines entre 2022 et 2024, des sommes provenant de l’État congolais.
La présence de ces mercenaires étrangers en RDC, notamment dans l’est du pays en proie à des conflits armés, soulève des questions sur la légalité et l’éthique de telles opérations. Ces développements mettent en lumière la complexité des alliances militaires et la nécessité d’une plus grande transparence dans les engagements internationaux.

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