Drame au camp Lwama : Dimanche 23 février, un incident dramatique a secoué le Centre de formation des commandos du camp Lwama, situé dans la ville de Kindu, province du Maniema. Deux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont perdu la vie dans ce qui semble être un acte de violence interne.
Selon les premières informations confirmées par le ministre provincial de l’Intérieur, Lawamo Selemani Taylor, un militaire en état d’ébriété aurait ouvert le feu sur son compagnon d’armes, le tuant sur le coup. Quelques instants plus tard, pris d’un geste irréversible, il se serait donné la mort en se tirant une balle dans la tête.
D’après plusieurs sources locales, l’incident a semé la consternation parmi les soldats stationnés dans ce camp stratégique. Des témoins, sous couvert d’anonymat, évoquent des tensions latentes au sein de l’unité, aggravées par des conditions de vie difficiles et un manque de prise en charge psychologique.
Enquête en cours
Les autorités militaires ont immédiatement ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame. Des interrogations subsistent sur l’état mental du soldat impliqué, ainsi que sur les mesures de contrôle des armes à feu au sein du camp.
Le ministre Lawamo Selemani Taylor, lors de sa visite sur les lieux, a rappelé l’importance de la discipline au sein des FARDC tout en insistant sur la nécessité d’un accompagnement psychologique pour les militaires. « Cet événement tragique nous rappelle l’urgence d’assurer un suivi rigoureux de nos troupes afin d’éviter de telles pertes humaines », a-t-il déclaré.
En attendant les conclusions de l’enquête, ce double décès relance le débat sur la santé mentale dans les rangs de l’armée congolaise et souligne l’urgence d’initiatives visant à prévenir les violences internes.

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