Cette condamnation n'est pas acceptée par ses avocats qui la qualifient d'injuste et promettent de faire appel dans les jours qui suivent.
"Il s'agit d'une condamnation injuste. Sur les cinq préventions retenues à sa charge, il a été acquitté pour l’infraction de menace d’attentat, mais condamné pour le reste des infractions, notamment pour propagation de faux bruits. Dans l’émission, il n’avait nullement soutenu qu’il n’y aurait pas d'élections en 2023, mais la Cour l’a condamné pour faux bruits en affirmant qu’il avait tenu ces propos. Ses avocats interjèteront appel dès la semaine prochaine", a déclaré Maître Christian Emango.
Il était accusé notamment de propagation de faux bruits, d'offense au chef de l’État, d'imputation dommageable, de menace d’attentat et d’incitation à la haine tribale.
Le 24 janvier dernier, devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison de Makala, le ministère public avait requis trois ans d'emprisonnement pour l’infraction de propagation de faux bruits.
Le ministère public lui reproche des propos tenus lors de son passage dans une émission télévisée le 20 mai 2022, où il aurait déclaré qu’il n’y aurait pas d'élections en 2023, alors que Mukebayi a tout rejeté.
Selon son avocat, ce membre du parti Ensemble pour la République a plutôt dit que tout ce qui se passe n’attire pas l’attention de son parti et qu'ils iront droit aux élections, que celles-ci soient organisées à la date prévue par la CENI.
Notons cependant que le temps passé en détention sera réduit de sa peine d'où il ne pourra purger sa peine qu'en neuf mois.

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